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Élections régionales en Corse, en Occitanie et en Bretagne
Élections régionales en Corse, en Occitanie et en Bretagne
[23/03/2010]
Aucune majorité absolue ne s'est profilée en Corse. Les résultats des listes nationalistes corses sont au delà des espérances au deuxième tour des élections régionales. Ils ont obtenu presque 36 % des votes, huit point en pourcentage de plus qu'au premier tour. Les socialistes de Paul Giacobbi ont supplanté la droite, au pouvoir jusque là.
La liste de gauche a obtenu 36,62 % des votes et 24 des 51 sièges en jeu. Les conservateurs emmenés par Camille de Rocca Serra sont seconds avec 27,65 % des suffrages et 12 conseillers. La grande surprise vient de la liste autonomiste Femu a Corsica, qui a disputé jusqu'au dernier instant la deuxième position à la droite et est parvenu à 25,89 % des votes, ce qui lui vaut 11 conseillers. En dernier lieu, la candidature indépendantiste de Corsica Libera, menée par Jean-Guy Talamoni, a confirmé les résultats du premier tour et a obtenu 9,85 % des suffrages, suffisants pour disposer de 4 sièges.
Les résultats de Femu à Corsica, menée par Gilles Simeoni, sont est encore plus spectaculaires si on regarde ce qu'elle a obtenu dans les deux principales villes, Bastia et Aiacciu (Ajaccio), où la liste est arrivée en deuxième position. Giacobbi pour assurer le bon fonctionnement de l'assemblée devra s'assurer du soutien Femu a Corsica ou de Corsica Libera.
La date du 21 mars 2010 restera marquée dans les anales de l'occitanisme politique et, spécialement, dans celles du Parti Occitan. Cinq conseillers de la formation autonomiste font leur entrée dans quatre conseils régionaux, grâce à l'alliance conclue avec Europe Écologie, qui s'est joint aux listes socialistes lors du deuxième tour. Les élus du Parti Occitan sont David Grosclaude en Aquitaine, Guilhem Latrubesse en Midi-Pyrénées, Anne-Marie Hautant et Hervé Guerrera en Provence-Alpes-Côte-d'Azur et le président du parti, Gustau Alirol, en Auvergne. Dans toutes ces régions, les socialistes et leurs alliés auront la majorité absolue.
En Bretagne, les socialistes se sont largement imposés, avec un résultat (50,27 % des votes) qui permettra à Jean-Yves Le Drian de continuer six ans de plus à la tête du Conseil. Dans ce territoire, le seul de l'hexagone où socialistes et verts ne sont pas arrivés à un accord pour aller ensemble au deuxième tour, Europe Ecologie est parvenu à 17,37 % des suffrages. Dans cette liste, menée par Guy Hascoët, quatre candidats de l'Union démocratique bretonne (UDB) ont été élus, ce qui fait un élu de plus qu'en 2004 : Mona Bras, Naïg Le Gars, Herri Gourmelen et Christian Guionvarc'h. Au total, les socialistes auront 52 conseillers, l'UMP 20 et Europe Écologie 11.
(Source : MónDivers)
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