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NEWS [article written in French only]
Flemish separatism questions Belgian political status quo
L'indépendantisme flamand remet en question la donne politique belge
[14/06/2010]
Un parti indépendantiste flamand a réussi hier un pari qu'aucun autre n'avait réussi jusqu'à cette date. Etre le premier aux élections au Parlement de Belgique. L'impact de cette victoire historique en Flandre pourra seulement être évalué pleinement pendant les prochaines semaines. Mais la plupart de partis -même les francophones- ont admis que les indépendantistes se sont situés au centre de la politique belge et que les éviter sera très difficile.
La Nouvelle Alliance Flamande (Nieuw-Vlaamse Alliantie, N-VA) s'est érigée en vainqueur indiscutable en Flande, où il a recueilli 27,8% des voix, ce qui lui permet d'obtenir 27 sièges sur les 150 que compte la Chambre de Représentants du Parlement belge. Aussi au Sénat la N-VA sera la première force, avec 9 des 40 sièges. Cette nouvelle donne impacte tout particulièrement le parti d'extrême droite Vlaams Belang, qui perd presque 8 points en Flande mais qui reste toutefois à 12,3% des votes, avec 12 sièges. Additionnés, les deux partis indépendantistes recueillent 40 % des votes flamands.
Cela contraste complètement avec ce qui s'est passé de l'autre côté de la frontière linguistique. En Wallonie, le Parti Socialiste (PS) recueille le plus de voix avec 37,6 % des votes. Il devient la première force politique du territoire. Ceci se traduit en 26 sièges à la Chambre et 7 sièges au Sénat. Grâce à l'appui de leurs homologues flamands du Parti Socialiste (Socialistische Partij - Anders, SP-A) qui disposent de 13 sièges à la Chambre, les socialistes deviennent la première famille politique du Parlement belge et, probablement, le dirigeant des socialistes francophones, Elio Di Rupo, peut essayer de former gouvernement.
La répartition des sièges est la suivante : NV-A (fl) 27 ; PS (fr) 26 ; MR (libéraux fr) 18 ; CD&V (démocrates-chrétiens fl) 17 ; Open VLD (libéraux fl) 13 ; SP-A (fl) 13 ; Vlaams Belang (extrême droite fl) 12 ; CDH (démocrates-chrétiens fr) 9 ; Ecolo (verts fr) 8 ; Groen (verts fl) 5 ; Liste Dedecker (droite fl) 1 ; PP (droite fr) 1.
Dans son discours postélectoral, Elio Di Rupo s'est empressé de reconnaître "qu'une grande partie de la population flamande désire de façon manifeste que notre pays change sur le plan institutionnel. Pour stabiliser notre pays, ce message doit être écouté". Di Rupo a ajouté qu'il est disposé à commencer la réforme de l'État, si celle-ci "garantit plus de convergence économique et sociale entre Flande, Wallonie et Bruxelles" et "plus de prospérité aux trois territoires du pays, au moyen d'un accord équilibré".
Bart De Wever, le dirigeant de le N-VA, qui a marqué cette soirée électorale, a choisi un ton conciliateur et constructif juste après sa victoire historique : "N'ayez pas peur", a-t-il dit aux citoyens francophones. De Wever exige une réforme de l'État, mais est toutefois disposé à ce que celle-ci se fasse via "un nouveau consentement". Le dirigeant de la N-VA a réclamé une coopération avec les autres partis flamands, en rappelant humblement que 70 % des Flamands n'avait pas voté pour son parti.
(Source : MónDivers)
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