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ACTUALITÉ
Salmond propose un référendum en Écosse avec quatre options à choisir
[01/12/2009]
Ni deux, ni trois. Le Gouvernement écossais veut proposer aux citoyens quatre possibilités pour le futur du pays dans le référendum qu'il veut organiser l'année prochaine. Le premier ministre, Alex Salmon, a profité de la célébration du saint patron de l'Écosse, Saint-André, pour révéler qu'il veut proposer quatre options allant du statu quo à l'indépendance totale, en passant par un accroissement limité de l'autonomie ou un élargissement des compétences du Parlement sans se séparer du Royaume-Uni. Mais son principal problème est qu'il ne dispose pas de la majorité parlementaire pour convoquer le vote.
Salmond a avancé sa nouvelle idée hier dans un article qu'il a signé sur le site officiel de sa formation, le Parti National Écossais (Scottish National Party, SNP), dans lequel il se réfère à la publication, lundi du rapport que le Gouvernement écossais a élaboré sur la procédure de concertation avec l'opinion (national conversation) qui est mise en place dans ce pays depuis 2007. Les deux options intermédiaires que Salmond propose sont celle de la Commission Calman et celle que Salmond a baptisée comme "dévolution maximum".
En ce qui concerne la première, il s'agit de la proposition qu'ont conjointement présentée les trois forces unionistes du Parlement écossais - le Parti Travailliste, le Parti Conservateur et le Parti Libéral-démocrate - qui propose un accroissement modéré des compétences pour l'Écosse. Ainsi, ces formations défendent qu'on cède en Écosse une partie de l'impôt sur le revenu ou des pouvoirs en matière routière.
En revanche, la deuxième possibilité - grande nouveauté par rapport à ce qui avait été présenté jusqu'à ce jour - propose qu'on octroie à l'Écosse, sans s'émanciper du Royaume-Uni, une "dévolution maximale" de compétences qui inclurait de "nouveaux pouvoirs substantiels" dont "l'autonomie fiscale", selon les termes utilisés par Salmond. Il est clair qu'il essaie avec cette nouvelle option de cadrer avec les désirs du SNP pour que l'Écosse se gouverne elle-même, même s'il fallait garder un lien avec le Royaume-Uni.
Mais si Alex Salmond ne convainc pas au moins une quinzaine de députés de l'opposition, tout ses efforts pour proposer ces options ne serviront à rien. Le Gouvernement a besoin que le Parlement vote une loi expresse pour convoquer le référendum, et à ce jour, le SNP et les membres écologistes et indépendants sont à quinze députés de la majorité absolue. Les travaillistes, conservateurs et libéraux-démocrates peuvent bloquer n'importe quelle tentative des indépendantistes pour approuver la consultation.
Il y a un mois, les libéraux-démocrates - les unionistes qui étaient les moins fermés sur les possibilités de convoquer un référendum - ont rejeté officiellement en congrès l'idée de soutenir l'initiative de Salmond pendant la présente législature, qui se termine en 2011.
Article traduit du catalan : MónDivers.cat est partenaire d'Eurominority.eu
(Source : MónDivers)
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