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ACTUALITÉ
Le Val d'Aoste revendique le fédéralisme pour l'anniversaire de son autonomie
[11/03/2010]
Le Val d'Aoste a célébré dimanche le 64e anniversaire de son autonomie avec un acte institutionnel dans lequel le président valdôtain, Augusto Rollandin, s'est déclaré favorable à assumer de nouvelles compétences dorénavant dévolues par Rome. Rollandin a réclamé que le Val soit dotée des compétences économiques.
"Nous sommes disposés à assumer de nouvelles fonctions actuellement exercées par l'État sur notre territoire, en échange d'une compensation pour les dépenses rattachées", a-t-il déclaré dans son discours, dans lequel il a alterné les deux langues officielles de la région, du français et de l'italien. Dans la même ligne, le président valdôtain a réclamé que Rome accélère quelques-uns des transferts qu'il n'a pas encore effectué pour le Val d'Aoste, comme par exemple les services ferroviaires. Rollandin s'est plaint que cette compétence ait déjà été transférée aux régions avec statut ordinaire (toutes celles de l'Italie, moins cinq) et qu'en revanche, le Val d'Aoste ne l'ait pas encore malgré le fait qu'il "y a des années qu'ils l'attendent".
Malgré ce ton revendicateur, Rollandin a voulu mettre en avant qu'Aoste "est disposé à contribuer à la solidarité en faveur des régions moins avantagées fiscalement, comme un acte de responsabilité et un engagement dans le sens du fédéraliste." Le dirigeant du territoire alpin a dit que la vallée est disposée à le faire "en demandant des normes sûres, transparentes et équitables pour toutes les régions", et à condition que le Gouvernement valdôtain puisse gérer une partie des impôts que les citoyens paient.
D'autre part, Rollandin a averti que "les décisions prise par l'Union européenne ne prennent pas assez en compte les prérogatives législatives régionales, notamment lees régions à statut spécial", comme le Val d'Aoste. Le président craint que les réglementations européennes fassent que l'autonomie valdôtaine, dans la pratique, se voit réduite, comme c'est le cas, par exemple, dans le domaine agricole. De plus, Rollandin s'est plaint du fait que le Comité des Régions continue à n'avoir qu'un avis consultatif alors qu'il pourrait être doté de pouvoirs de décision.
(Source : MónDivers)
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