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ACTUALITÉ
Les nationalistes frisons rejettent l'éventualité d'une disparition de la Frise
[07/04/2010]
Il s'agit typiquement d'une agression et d'une menace. C'est ainsi les nationalistes frisons interprètent les propos de ceux qui, depuis quelques mois, débattent sur l'organisation territoriale des Pays-Bas et proposent, ouvertement, la suppression des provinces. Parmi celles-ci il y a la Frise, où les initiatives s'organisent pour éviter cette éventualité. Le principal parti nationaliste frison pense même à la convocation d'un référendum.
Parmi les politiciens les plus connus qui se sont manifestés pour la suppression des provinces on trouve l'ex-ministre de l'Intérieur, Guusje ter Horst, du Parti Travailliste (Partij van de Arbeid, PvdA) et Alexander Pechtold, chef de fil de la formation libérale Démocrates 66 (D66). Ter Horst a été ministre jusqu'au février dernier -quand le Gouvernement néerlandais a été dissout suite aux désaccords sur le rôle des Pays-Bas en Afghanistan-, et estime que l'État doit s'épargner le niveau intermédiaire de l'administration à savoir les provinces. Pechtold a été beaucoup plus clair : les provinces sont un gaspillage et il faudrait les supprimer immédiatement, tout en les remplaçant par quatre grandes régions.
Dans le cas de la Frise, on comprend que cette province serait englobée dans la région du nord des Pays-Bas, avec les provinces de Groningue et de Drenthe. En fait, depuis 1992 ces trois provinces mettent en commun quelques-unes de leurs compétences dans le cadre de la Communauté des Pays-Bas du nord. Devant cette idée, les gouverneurs des trois provinces se sont empressés en mars dernier de démentir officiellement que la Frise, Groningue et Drenthe aient soutenu le projet de fusion en une seule unité territoriale.
Le Parti National Frison (Frysk Nasjonale Partij, FNP) a montré sa préoccupation devant les propositions de réorganisation territoriale et il a annoncé qu'il contra-attaquera. Le 21 avril prochain, le FNP veut porter une proposition au Parlement frison afin que, la Frise ne soit pas éliminée comme province, mais que les institutions frisonnes assument de nouvelles compétences. Pour le FNP, il n'est pas admissible qu'on propose la suppression d'une province comme la Frise, qui a "une identité unique, sa propre langue et sa propre culture". "Nulle part ailleurs aux Pays-Bas il n'y a une province qui ait autant de liens entre ses habitants et elle", ajoute le parti.
La formation frisonne a aussi lancé une autre idée, la convocation d'un référendum en Frise pour que les citoyens expriment leur opinion sur l'avenir de la province. La consultation, a déclaré le parti, devrait demander à la population s'ils veulent être intégrés dans une éventuelle région de "la partie nord du pays" ou s'ils veulent "qu'on renforce la position actuelle de la province". Un groupe d'activistes autour du Conseil du Mouvement Frison (Ried foar de Fryske Beweging) a lancé une pétition sur le site Foar Fryslân afin que la province soit préservée.
(Source : MónDivers)
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