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ACTUALITÉ
Quelle voie pour l'officialisation du corse
[30/04/2010]
À peine commence le nouveau mandat de l'Assemblée de Corse que les deux formations d'obéissance insulaire (Femu a Corsica et Corsica Libera) commencent à exposer leurs objectifs pour les prochaines années. Premier objectif : que le corse soit officialisé, ce qu'ils ont déjà essayé de faire l'année dernière. Les indépendantistes, cependant, croient que c'est le moment pour entamer un nouveau processus politique.
Les autonomistes de Femu a Corsica ont annoncé hier que "dans ce mandat" ils prétendent obtenir un "statut de coofficialité" pour le corse, afin d'implanter un "bilinguisme effectif dans tous les actes de la société et de la vie publique". Pour l'obtenir, les autonomistes ont assuré qu'ils chercheront la collaboration de "toutes les forces vives" de l'île.
Il est bien probable que les indépendantistes de Corsica Libera aillent dans le même sens, étant donné que cette revendication fait partie du paquet de mesures qu'ils ont annoncé lundi à l'Assemblée. Mais les objectifs de Corsica Libera vont au-delà. Les indépendantistes veulent qu'on enclenche un nouveau processus politique qui aboutira à la "reconnaissance du peuple corse et de de leurs droits nationaux". Pour y arriver, la formation de Jean-Guy Talamoni propose la "création d'une commission ad hoc qui explorera les voies de cette solution de conciliation générale".
Mais en Corse ce pose toujours la question d'une sortie définitive de la violence politique. Dans l'île des groupes armés (comme le Front de Libération Nationale de la Corse) qui s'opposent sous forme "violente" à la présence française restent actifs. Les indépendantistes, cependant, demandent aussi des mesures en faveur de la préservation de l'environnement naturel de la Corse et luttent contre la spéculation immobilière.
Même si un deuxième tour des élections quatre candidatures (gauche et droite étatiques et autonomistes et indépendantistes corses) ont concouru, l'Assemblée est restée composée de sept groupes différents. Le bloc de la gauche française s'est divisé en trois groupes, afin de s'adapter à leur composition interne, assez diverse. De sorte que maintenant, ironiquement, la droite étatique et les autonomistes corses, tous les deux dans l'opposition, sont les deux groupes numériquement les plus importants, avec 12 et 11 députés chacun. Les trois blocs de la gauche, en ont 24, tandis que Corsica Libera dispose de 4 députés.
(Source : MónDivers)
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